Témoignages pour l'Eglise, vol. 2

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L'effort de la profession medicale

Le médecin se trouve presque tous les jours en face de la mort. Il est, en quelque sorte, constamment au bord du tombeau. Dans bien des cas, l'habitude de côtoyer la souffrance et la mort crée l'indifférence a l'égard des souffrances humaines et il s'ensuit souvent de la négligence dans le traitement des malades. Les médecins qui tombent dans cette erreur semblent n'avoir aucune sympathie pour leurs patients. Ils sont durs, brusques, et le malade appréhende leur visite. Malgré toute leur science, ces hommes ne peuvent pas faire beaucoup de bien. Mais si l'amour et la sympathie que Jésus montrait aux malades étaient unis aux connaissances du praticien, la présence meme de ce dernier serait une bénédiction. Il ne regarderait pas ses malades comme de simples mécanismes humains, mais comme des âmes qui peuvent etre sauvées ou perdues. TE2 172.3

Le médecin a une tâche difficile. Peu de gens se rendent compte de l'effort mental et physique auquel il est soumis. Toutes ses énergies, tous ses talents doivent etre engagés, avec la sollicitude la plus intense, dans la lutte contre la maladie et la mort. Il sait que la moindre maladresse de sa part, le plus léger écart peut tuer un malade qui n'était pas pret pour l'éternité. Aussi, combien le médecin fidele n'a-t-il pas besoin de la sympathie et des prieres du peuple de Dieu! Elles ne lui sont pas moins nécessaires qu'a nos pasteurs ou a nos missionnaires les plus dévoués. Souvent privé de repos et de sommeil, privé meme des services religieux du jour du sabbat, il a besoin d'une double effusion de la grâce, d'une nouvelle force chaque jour, sinon il perdra le contact avec Dieu et il risquera de tomber dans les ténebres spirituelles plus profondément que ceux qui sont engagés dans d'autres professions. Cependant tres souvent il a a supporter des reproches immérités et il se trouve seul aux prises avec les plus cruelles tentations de Satan, se sentant incompris, trahi par ses amis. TE2 173.1