Éducation

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Des hommes loyaux et intègres

Par leur sagesse et leur justice, par la pureté et la générosité dont témoignait leur vie quotidienne, par leur dévouement aux intérêts d'un peuple qui, lui, était idolâtre, Joseph et Daniel se montrèrent fidèles aux principes éducatifs de leur enfance, fidèles à celui qu'ils représentaient. L'un comme l'autre, en Egypte ou à Babylone, furent honorés par la nation qu'ils servaient; à travers eux, un peuple païen et du même coup tous les peuples qui étaient en contact avec lui purent apprécier la bonté et la bienveillance de Dieu, l'amour du Christ. Éd 67.2

Quel destin que celui de ces nobles Hébreux! Lorsqu'ils quittèrent le pays de leur enfance, ils n'imaginaient certes pas le sort qui serait le leur. Mais, fidèles et résolus, ils s'en remirent à Dieu pour qu'il les dirige et atteigne, à travers eux, son but. Éd 67.3

Or Dieu désire que les formidables vérités qui furent révélées à travers ces deux hommes soient également révélées à travers la jeunesse et les enfants d'aujourd'hui. L'histoire de Joseph et de Daniel nous offre un exemple de ce qu'il veut faire pour ceux qui mettent en lui leur confiance et cherchent de tout leur cœur à accomplir sa volonté. Éd 67.4

Ce dont le monde a le plus besoin, c'est d'hommes, non pas des hommes qu'on achète et qui se vendent, mais d'hommes profondément loyaux et intègres, des hommes qui ne craignent pas d'appeler le péché par son nom, des hommes dont la conscience soit aussi fidèle à son devoir que la boussole l'est au pôle, des hommes qui défendraient la justice et la vérité même si l'univers s'écroulait. Éd 67.5

Ce n'est pas le hasard qui forge le caractère de tels hommes; ce n'est pas non plus une grâce particulière, des dons spéciaux accordés par la Providence. Un noble caractère est le fruit d'une discipline personnelle, de la soumission de la nature inférieure à la nature supérieure — c'est le moi qui se donne tout entier au service de l'amour de Dieu et des hommes. Éd 68.1

Les jeunes doivent se pénétrer de l'idée que leurs talents ne sont pas leur propriété. Force, temps, intelligence sont des trésors qui leur ont été confiés. Ils appartiennent à Dieu, et chaque jeune devrait décider d'en user de son mieux. Chacun est une branche dont Dieu espère qu'elle portera des fruits; un administrateur dont le capital doit augmenter; une lumière pour éclairer la nuit du monde. Éd 68.2

Chaque jeune, chaque enfant, a une œuvre à accomplir pour l'honneur de Dieu, et pour ennoblir l'humanité. Éd 68.3