Témoignages pour l'Eglise, vol. 1

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L'attitude des parents

Qui est responsable de ce grand péché? Si le foyer avait été plus attayant, si les parents avaient témoigné de l'affection à leurs enfants, leur avaient gentiment trouvé une occupation et montré avec tendresse comment ils devaient obéir, ils auraient touché une corde sensible et les enfants auraient été prêts à faire n'importe quoi pour plaire à leurs parents. En exerçant l'empire sur eux-mêmes, en parlant gentiment, en félicitant les enfants quand ils essaient de bien faire, les parents peuvent encourager leurs efforts, les rendre heureux et apporter dans le cercle de la famille une atmosphère qui chassera les ombres et fera briller un soleil bienfaisant. TE1 150.2

Des parents s'excusent quelquefois en alléguant leur mauvais état de santé. Ils sont énervés et croient qu'ils ne peuvent être patients, calmes, parler aimablement. En quoi ils se trompent et réjouissent Satan, qui exulte lorsque la grâce de Dieu n'est pas considérée comme suffisante pour surmonter les infirmités physiques. On peut et on doit en tout temps conserver l'empire sur soi-même. Dieu l'exige. Lorsqu'on cède à l'impatience et à la colère, il faut se rendre compte que l'on fait souffrir son entourage; si celui-ci est également gagné par la mauvaise humeur, le mal augmente et tout va mal. TE1 151.1

Parents, lorsque vous vous sentez irritables, vous ne devriez pas commettre ce grand péché qui consiste à faire respirer à toute votre famille une atmosphère empoisonnée. A de tels moments, redoublez de vigilance et prenez la décision dans votre cœur de ne pas souiller vos lèvres par des paroles inconsidérées, mais de ne dire que des mots agréables et encourageants. Dites-vous: “Je ne ternirai pas le bonheur de mes enfants par une parole méchante.” En restant ainsi maîtres de vous, vous deviendrez plus forts. Votre système nerveux ne sera pas aussi sensible et vous serez affermis par les principes du bien. La conscience du devoir accompli vous soulagera. Les anges de Dieu souriront à vos efforts et vous aideront. TE1 151.2

Quand vous vous sentez impatients, vous êtes trop facilement enclins à croire que vos enfants en sont la cause, et vous les blâmez alors qu'ils ne le méritent pas. A d'autres moments, ils ont pu faire les mêmes choses, et vous trouviez cela très bien. Les enfants le constatent et sentent ces irrégularités. Eux aussi ne sont pas toujours les mêmes. Tantôt ils sont en quelque sorte préparés à nos changements d'humeur, tantôt ils sont nerveux ou irritables et ne peuvent supporter les reproches. Leur esprit se révolte. Les parents trouvent toujours pour eux-mêmes une excuse qu'ils n'admettent pas pour leurs enfants. Ils se permettent ce qu'ils censureraient s'ils le voyaient chez leurs enfants, qui n'ont pas leur expérience et leur formation. TE1 151.3

Certains parents sont d'un tempérament nerveux et quand ils sont accablés de travail ou de soucis, ils ne conservent pas leur calme, mais agissent envers des êtres qui devraient leur être le plus chers sur la terre avec une mauvaise humeur et un manque de support qui déplaisent au Seigneur et jettent un nuage sur la famille. Les enfants, dans leurs heures critiques, devraient être traités avec la plus chaude sympathie. Une bonté et un support mutuels feront du foyer un paradis et y attireront les saints anges. TE1 152.1

La mère doit et peut faire beaucoup pour dominer ses nerfs en période de dépression. Même lorsqu'elle est malade, elle peut, si seulement elle s'y exerce, être aimable et douce et supporter plus de bruit qu'elle ne l'aurait jamais cru. Elle ne devrait pas faire sentir à ses enfants ses infirmités et assombrir leurs esprits jeunes et sensibles par son état de dépression, en leur faisant considérer la maison comme un tombeau et la chambre de leur mère comme l'endroit le plus ennuyeux du monde. L'esprit et les nerfs seront tonifiés et fortifiés par l'exercice de la volonté. La puissance de celle-ci s'avérera dans bien des cas le meilleur calmant nerveux. TE1 152.2